Ail des bois
Allium tricoccum

  • Je suis une plante herbacée vivace.
  • Je suis une espèce vulnérable au Québec.
  • Mon odeur et mon gout d’ail aident à m’identifier.
  • Je pousse tôt au printemps et en grandes colonies.
  • On m’observe souvent dans les érablières.
  • Espèce menacée / vulnérable
  • Espèce prélevée

Apprends!

  • Je pousse à partir d’un bulbe.
  • Je suis constitué d’une à trois feuilles vertes sans taches.
  • Mes fleurs sont blanches et regroupées en ombelle.
  • Mes graines sont noires et luisantes.
  • Toutes mes parties sentent et goutent l’ail!
  • On me retrouve au Québec dans la zone tempérée nordique.
  • Je pousse dans les forêts dominées par l’érable à sucre ou le hêtre.
  • J’aime les sols humides et riches en minéraux.
  • Mes feuilles émergent du sol dès la fonte des neiges.
  • Je suis en feuilles pendant seulement cinq semaines. C’est à ce moment que mon bulbe refait ses réserves de nutriments. Ensuite, mes feuilles se fanent et se décomposent.
  • Ma croissance est lente : cela peut prendre 2 ou 3 ans avant qu’une graine germe et de 7 à 10 ans avant la première floraison.
  • On m’appelle aussi « ail sauvage ».
  • On dit que j’ai un gout délicieux semblable à celui de l’ail qu’on achète à l’épicerie, mais plus délicat. Mes feuilles et mon bulbe sont comestibles.
  • La surexploitation de mon espèce par le passé a détruit de nombreuses colonies. J’étais en effet très recherché pour mon gout et je suis passé du statut de plante commune à celui de plante rare. Les régions où mon espèce a subi le plus de pression sont la Montérégie, Lanaudière, les Laurentides, l’Estrie et l’Outaouais.
  • En 1995, j’ai été la première plante désignée espèce vulnérable au Québec.
  • Environ 400 colonies d’ail des bois sont actuellement répertoriées au Québec.
  • Mes principales menaces sont la conversion des forêts en terres agricoles et la cueillette illégale. En effet, je fais l’objet d’un marché noir (vente illégale), ce qui menace certaines de mes colonies.
  • Ma récolte est contrôlée mais permise à certains endroits. La limite est de 50 bulbes par personne par année. Chaque année, les agents de protection de la faune consacrent des centaines d’heures à surveiller mes colonies et saisissent environ 50 000 bulbes cueillis illégalement. Ces bulbes sont remis au Biodôme de Montréal ainsi qu’à des propriétaires d’érablière intéressés à les replanter chez eux.

Action!

  • Fais une recherche sur l’ail des bois et partage tes découvertes en classe! Informe tes camarades du fait que s’ils trouvent une colonie d’ail des bois, ils doivent la signaler au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.
  • Avec ton école, participe au projet SEM’AILjr, un programme de sensibilisation et de restauration des populations d’ail des bois dirigé par le Biodôme de Montréal. »
  • Pars à la recherche de l’ail des bois. La période idéale pour l’observer est de la fin avril à la fin mai, au moment où les feuilles sortent. Si tu découvres une colonie d’ail des bois, prends note de sa localisation et signale ta découverte au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. De plus, pour toutes les colonies d’ail que tu découvres ou dont tu entends parler, garde le secret : elles seront ainsi mieux protégées de la cueillette abusive!

Envoie tes découvertes à Phibi!

Partage tes découvertes photos de la nature avec Phibi! Tu pourrais voir ta découverte mise en vedette sur le site Biogenus. Approbation parentale requise.

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